Obligations à haut rendement : risques et fonctionnement
Par Rédaction 10BONDS
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En bref : les obligations à haut rendement, ou high yield, sont émises par des sociétés notées en dessous de BBB- (Baa3 chez Moody's). Elles rapportent plus parce que le risque que l'émetteur ne paie pas est plus élevé.
Le marché européen du high yield compte de nombreuses entreprises connues du grand public, y compris françaises : une marque familière ne dit rien de la note de crédit. Voici comment fonctionnent ces obligations et comment les comparer sans se laisser guider par le seul rendement.
Pourquoi les obligations high yield rapportent-elles plus ?
Le rendement supplémentaire par rapport aux emprunts d'État comme l'OAT ou le Bund, le spread, compense trois choses : la probabilité de défaut, la perte attendue en cas de défaut et la moindre facilité à revendre le titre. Quand l'économie ralentit, les spreads high yield s'élargissent vite et les prix baissent : ces obligations se comportent en partie comme des actions.
Quels sont les principaux risques ?
- Le défaut : c'est le risque majeur. Un seul défaut peut effacer des années de coupons dans un portefeuille peu diversifié.
- La liquidité : beaucoup d'émissions sont petites et peu échangées ; l'écart entre prix d'achat et prix de vente peut être important.
- Le remboursement anticipé : de nombreuses obligations high yield sont remboursables au gré de l'émetteur (callable) ; si les taux baissent, l'émetteur peut les rembourser et le rendement espéré ne se réalise pas.
- La dégradation : une nouvelle baisse de la note fait chuter le prix.
Tout le high yield se vaut-il ?
Non. La catégorie BB est la plus proche de l'investment grade et a connu historiquement des défauts beaucoup moins fréquents que les catégories B et CCC. Les moyennes de S&P sont reprises dans notre tableau des probabilités de défaut par notation.
| Catégorie | Position | Sur 10BONDS |
|---|---|---|
| BB+, BB, BB- | Juste sous l'investment grade | Sélectionnable (note la plus basse proposée) |
| B+, B, B- | Spéculatif | Non affiché |
| CCC et en dessous | Très spéculatif | Non affiché |
| Sans notation | Non évalué | Non affiché |
Comment comparer des obligations à haut rendement ?
Avant le rendement, regardez la notation, la duration et le rang de la créance (senior ou subordonnée). Comparez ensuite le spread avec celui d'émetteurs semblables : si une obligation rapporte beaucoup plus que les autres de même note, le marché voit un risque particulier. Le guide sur le risque de crédit explique comment le lire.
La page des obligations à haut rendement en euros présente chaque jour les rendements les plus élevés, une obligation par émetteur. Pour comparer avec des titres plus solides, regardez les obligations proches de 5 % ou les obligations investment grade.
Quelle place donner au high yield ?
Cela dépend de votre situation, de vos objectifs et du risque que vous pouvez supporter : c'est une décision à prendre, le cas échéant, avec un conseiller habilité. Une règle reste générale : plus le rendement recherché est élevé, plus il est important de diversifier entre de nombreux émetteurs. Côté fiscalité, les coupons d'obligations détenues en compte-titres relèvent en principe du prélèvement forfaitaire unique, comme ceux des OAT ; les obligations ne peuvent pas être logées en direct dans un PEA.
Essayez : descendez le curseur de risque jusqu'à BB et comparez les rendements. Deux curseurs, dix obligations, sans engagement.
Ces informations sont fournies à titre informatif et pédagogique. Elles ne constituent pas une recommandation d'investissement personnalisée. Les rendements et les notations évoluent dans le temps.
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Contenu informatif et pédagogique : ce n'est ni un conseil en investissement ni une offre d'achat ou de vente. Rendements bruts et indicatifs, susceptibles de changer. Une obligation peut perdre de la valeur et un émetteur peut faire défaut. Le risque de 1 à 10 est une évaluation interne de 10BONDS, à titre informatif, et non une notation : vérifiez les notations officielles auprès des agences, de l'émetteur et de votre conseiller financier. Avertissements · Méthodologie